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Des centaines de supporters des Lions de l’Atlas ont envahi le City Hall de Boston, portés par la ferveur avant le choc contre l’Écosse.
Après une semaine passée dans le tumulte permanent et assourdissant de New York, l’arrivée ce dimanche 14 juin 2026 à Boston donne la sensation salvatrice de changer de pays. En quittant la mégapole américaine pour rejoindre la capitale historique du Massachusetts, le contraste s’impose dès la sortie de la descente du bus. Ici, point de Times Square illuminé vingt-quatre heures sur vingt-quatre par des néons publicitaires agressifs, point de marées humaines compactes se déversant à toute heure de la nuit dans d’immenses avenues. Fini ce vacarme permanent mêlant sirènes hurlantes, basses des autoradios et conversations tenues dans toutes les langues de la Terre en marge de la Coupe du monde 2026.
Quelques jours plus tôt, New York avait offert un décor monumental à la hauteur du choc initial entre le Maroc et le Brésil. Dans les rues de Manhattan, les supporters des deux nations avaient transformé Times Square en une immense fête populaire. Les chants arabes répondaient aux rythmes de la samba, les maillots jaunes et les tuniques rouges se mélangeaient, et les téléphones filmaient des scènes de fraternité inattendues entre Marocains et Brésiliens. Bien après le match nul fondateur (1-1) arraché par les Lions de l’Atlas face à la Seleção, cette connexion improbable continue d’ailleurs de vibrer sur les réseaux sociaux, où circulent encore des dizaines de vidéos immortalisant ces moments de partage transatlantique.
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