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"Il ne cache rien car il sait qu'il est très fort"

Il ne cache rien car il sait qu’il est très fort

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De fait, l’écurie Red Bull Racing est souvent perçue ou décrite comme une structure qui s’appuie et s’est progressivement bâtie autour d’un homme, tout à la fois point central mais aussi dernier artisan – sur la piste – du projet F1 de la marque autrichienne. Cet homme, c’est évidemment le quadruple champion du monde Max Verstappen.

Le Néerlandais, qui y a débarqué en 2016 tout auréolé d’une image de grand espoir du sport auto, a depuis construit l’un des plus grand palmarès de l’histoire de la Formule 1 au sein d’une équipe qui, peu à peu, a été comme moulée autour de lui. Et quand bien même la plupart des dirigeants ont été renouvelés ces trois dernières années, cette impression ne s’efface pas.

Elle renforce souvent le biais de pensée qui consiste, pour une partie du public voire des observateurs, à croire fermement qu’il n’y a que la voiture du Néerlandais qui compte vraiment, au point de voir dans les écarts de rythme un désavantage maintenu voire entretenu par l’écurie. Une vision des choses accentuée par les difficultés rencontrées ces dernières années par les équipiers de Verstappen, souvent rapidement concassés par ses performances.

Quand j’aurai une voiture capable de remporter le titre de champion du monde, je ne ferai plus d’erreurs. C’est l’idée.

Pour Isack Hadjar, l’on pressentait – et lui-même le disait – que le timing de son arrivée serait peut-être le bon pour éviter ce sort, puisque Verstappen allait l’accueillir chez Red Bull au moment d’un changement réglementaire d’ampleur. L’équipe dirigée par Laurent Mekies semble, aujourd’hui, plus équilibrée, même si les performances globales actuelles sont insuffisantes pour espérer la victoire à la régulière.

Dans ce contexte, en tout cas, Hadjar porte un regard lucide sur son début de saison, à la fois marqué par sa capacité à être assez proche de son illustre équipier – notamment en qualifications – et par quelques erreurs qui ont pu lui coûter cher, notamment à Miami pour la plus spectaculaire.

Isack Hadjar après son accident à Miami.

Photo de: Clive Mason / Getty Images

“Je pense que j’ai bien géré les choses difficiles, à savoir rester au contact de Max”, a-t-il déclaré devant la presse, dont Motorsport.com, ce jeudi à Monaco. “Et pour les choses faciles, les erreurs bêtes, je les ai commises [aussi]. Je suis donc content d’avoir réussi les parties les plus difficiles. Maintenant, s’il me suffit d’ajuster quelques détails, je marquerai davantage de points.”

Dans son style caractéristique, le Français ne manque pas d’afficher sa détermination et sa confiance en soi quand il lui est demandé comment il compose avec ces erreurs : “Idéalement, il ne faut pas les répéter. [Rires] C’est l’objectif.”


“Ce n’est pas toujours facile, mais ça m’importe peu, vous savez. Je suis jeune, c’est ma deuxième année, je fais des erreurs maintenant. Quand j’aurai une voiture capable de remporter le titre de champion du monde, je ne ferai plus d’erreurs. C’est l’idée.”

“Mais je me concentre davantage sur ma propre performance. J’ai l’occasion de me comparer au meilleur du plateau. C’est là-dessus que je me concentre pour le moment.”

Et justement, quelle est la dynamique de cette relation avec Verstappen : d’égal à égal ou, plutôt, de maître à élève “Il ne me demande assurément pas de conseils”, sourit Hadjar, “mais si je lui en demande, il me répond. Si j’ai besoin d’informations, il est très ouvert, très aimable. Il ne cache donc rien, car il sait qu’il est fort.”

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Corinthia Mes

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